Publié le 22 mars 2010 | Mis à jour le 22 mars 2010 à 22h41
Projet de pont interprovincial

ARCHIVES, LEDROIT
François Pierre Dufault, Le Droit
Un ingénieur d'Ottawa, qui a joué un rôle influent au sein du groupe de travail du maire Larry O'Brien sur les transports, remet en doute les conclusions de la première phase de la plus récente étude sur l'emplacement d'un futur pont interprovincial.
Roger Beauchesne soutient que la firme de consultants Roche-NCE a omis de prendre en considération trois critères importants avant d'arrêter son choix sur le corridor de l'île Kettle.
En premier lieu, M. Beauchesne ne comprend pas pourquoi les experts de Roche-NCE n'ont pas mesuré les impacts qu'auraient les émanations de diesel sur la santé des populations des quartiers que traverserait le corridor choisi. Selon lui, il est impensable qu'une voie rapide spécifiquement conçue pour des camions passe aussi près du quartier de Manor Park et de l'hôpital Montfort.
L'ingénieur ottavien déboulonne aussi le rapport de Roche-NCE sur le plan du transport en commun. « Leurs ingénieurs ont choisi un site pour un pont sans savoir où allait passer le futur réseau de transport en commun », a-t-il indiqué au Droit.
M. Beauchesne affirme aussi que Roche-NCE n'a pas tenu compte d'une recommandation formulée en 1999 par la Commission des affaires municipales de l'Ontario à l'effet que les camions lourds devraient être entièrement bannis de la Basse-Ville d'Ottawa. Dans son rapport technique déposé à l'automne 2008, la firme de consultants indique qu'un nouveau pont ne soulagerait l'avenue King-Edward que de 40 % de ses camions.
En février 2009, la Commission de la capitale nationale a acquiescé à une recommandation des gouvernements de l'Ontario et du Québec et a réintégré deux autres corridors potentiels, à l'île Lower Duck, avant d'aller de l'avant avec la deuxième phase de son étude.