Publié le 21 mars 2010 à 22h55 | Mis à jour le 21 mars 2010 à 23h00
Mauril Bélanger continue de défendre le corridor de l'île Lower Duck et du boulevard de l'Aéroport

Mauril Bélanger
ARCHIVES, LEDROIT
François Pierre Dufault, Le Droit
Mauril Bélanger en a assez d'être toujours montré du doigt comme celui qui fait achopper les discussions sur la construction d'un futur pont interprovincial. Le député fédéral d'Ottawa-Vanier dit que le corridor qu'il appuie, à l'île Lower Duck, est celui qui aurait le moins d'impacts sur la population et l'environnement.
Depuis des années, M. Bélanger s'attire les foudres des supporters d'un pont à l'île Kettle. Ils l'accusent de rejeter ce corridor que toutes les études ont favorisé, jusqu'à présent, parce qu'un pont à cet endroit deviendrait le cauchemar des résidents des deux quartiers les plus cossus de sa circonscription : Rockcliffe et Manor Park.
Au contraire, M. Bélanger dit qu'il a arrêté son choix sur un des deux corridors de l'île Lower Duck - celui qui rejoint l'autoroute 50 via le boulevard de l'Aéroport, à Gatineau - parce qu'il s'agit d'une « solution qui ne passerait dans la cour de personne ».
M. Bélanger indique que le corridor passerait en marge des communautés de Beacon Hill et de Convent Glen, du côté d'Ottawa, sans toucher à la Ceinture de verdure.
Mais avant d'ériger un pont, M. Bélanger croit qu'il est impératif d'améliorer l'accès à la fourche de la route régionale 174 et de l'autoroute 417, du côté ontarien. Le député libéral souhaite aussi voir la route 174 élargie au-delà de l'échangeur du chemin Montréal et le projet de train léger de la Ville d'Ottawa prolongé jusqu'à Orléans.
À la lumière des conclusions de la première phase de sa plus récente étude, à l'automne 2008, la Commission de la capitale nationale (CCN) n'avait retenu que l'option de l'île Kettle. En février 2009, les gouvernements de l'Ontario et du Québec ont convaincu la CCN de ramener les deux corridors de l'île Lower Duck sur la table pour la deuxième phase de l'étude.
La députée provinciale d'Ottawa-Vanier et ministre déléguée aux Affaires francophones, Madeleine Meilleur, est à l'origine de la demande de Queen's Park.
Elle est d'avis que la première phase de l'étude de la CCN n'insistait pas assez, entre autres, sur la protection des communautés existantes.
« Le plan Gréber était bon dans les années 1950, mais il ne l'est plus forcément aujourd'hui. Il y a 60 ans, le corridor de l'île Kettle n'était presque pas peuplé et l'hôpital Montfort n'existait même pas », de rappeler la députée libérale.
Mme Meilleur croit, elle aussi, que la fourche de la 174/417 doit être améliorée avant d'aller de l'avant avec la construction d'un nouveau pont. Mais elle voit davantage une solution, à long terme, dans l'aménagement du boulevard périphérique qui contournerait le centre-ville d'Ottawa par le sud.