Désolé, mais je ne vois pas en quoi les options proposées seraient moins
compliquées qu'un pont à l'île Kettle. Est-ce que la seule raison de
trouver une solution "compliquée" est parce que la CCN ne l'a pas prise en
compte lors de la première phase de l'étude? Allons donc! Vous n'allez
quand même pas croire que la CCN a vraiment considéré TOUTES les options
qui auraient dû être considérées en plus de l'île Kettle?
L'île Kettle, c'est une option qui a été proposée pour la première fois
il y a 60 ans par le rapport Gréber quand il n'y avait personne dans le
corridor. L'idée était de faire passer la circulation le plus loin possible
des communautés établies... de sorte que si l'esprit du rapport Gréber
avait été respecté, ce n'est pas de l'île Kettle qu'on discuterait
actuellement. De toutes façons l'île Kettle n'a pas été choisie sur une
base constante par les études dans le passé... en plus de représenter une
solution désuète (et dangereuse) pour sortir les 4000 camions qui
traversent actuellement le centre-ville d'Ottawa...
De plus, personne n'a jamais réussi à démontrer clairement en quoi la
montée Paiement était adéquate pour recevoir 4000 camions par jour. C'est
une route à 4 voies, certes, mais il y a des gens qui habitent directement
dessus, un nombre incalculable d'intersections, et une pente à tout casser
qui est déjà un cauchemar pour les automobilistes, surtout en hiver.
Rajouter 4000 camions là-dedans serait une pure folie en plus de ne rien
faire pour aider les résidants de Gatineau à arriver plus vite à Ottawa.
Pourquoi régler le problème de la rue King Edward en relocalisant le
problème ailleurs?
Un pont pour les camions plus à l'est aurait l'avantage de libérer
suffisamment d'espace sur MacDonald Cartier pour les voitures, en plus de
désservir les populations plus à l'est (Masson, Sainte-Rose, et oui,
Templeton) qui sont tous des secteurs en croissance. Un pont doit se prévoir
en fonction des besoins futurs... pas sur les besoins de 1940 (quand le pont
MacDonald Cartier n'existait même pas!)
Sébastien
3 mars 2010