Stratégie interprovinciale de transport collectif

Des scénarios pour faire carburer les discussions

Publié le 22 juin 2010 à 23h00 | Mis à jour le 22 juin 2010 à 23h00

photo du pont Macdonald Cartier et du pont Alexandra
ARCHIVES, LE DROIT

photo de Patrice GaudreaultPatrice Gaudreault, Le Droit

Tandis que les deux rives planchent sur des projets de transport collectif différents - le Rapibus à Gatineau et le train léger à Ottawa - une quarantaine de scénarios sont présentement à l'étude afin d'assurer qu'un réseau réellement intégré voie le jour... au-delà de 2031.

« Le but ultime est de connecter les deux centres-villes. Pour y arriver, il a deux façons de procéder : soit on amène le Rapibus vers Ottawa, soit on fait traverser le train léger vers Gatineau », résume Patrick Déoux, l'un des consultants retenus par la Commission de la capitale nationale afin de mener l'étude.

Pas moins de 45 scénarios sont avancés, en formant différentes combinaisons entre les deux technologies, les différents liens interprovinciaux et les terminus envisagés. Les citoyens auront l'occasion de poser les yeux sur chacun d'entre eux, lors de deux consultations publiques prévues le 6 juillet (Hôtel de ville d'Ottawa) et le 7 juillet (Maison du citoyen de Gatineau), de 17 h 30 à 20 h 30.

Dans l'ouest, on envisage d'utiliser le pont Prince-de-Galles ou le pont des Chaudières. Dans l'est, on évoque la possibilité de se servir du pont Alexandra, ou même de creuser un tunnel sous la rivière des Outaouais. Une troisième alternative verrait la création d'une boucle, en combinant les deux options précédentes.

Les auteurs de l'étude soumettront notamment au public que l'option du train léger « offre le plus d'avantages comme technologie à long terme pour les liens interprovinciaux ». Après avoir sous-pesé le pour et le contre de différents terminus, ils avancent que le « rendement maximal » serait atteint si le train léger était prolongé jusqu'au boulevard Lorrain, reconnaissant du même souffle qu'il s'agit de l'option la plus coûteuse.

Porte-parole de la Société de transports de l'Outaouais, Céline Gauthier rappelle qu'il s'agit là de projets à « long, long » terme. « C'est une question de volume et de capacité de payer des résidants. Cela dit, c'est une option (le train) qui est considérée dans l'évolution du projet Rapibus. »

Des détails de la Stratégie interprovinciale de transport collectif sont accessibles à l'adresse www.strategie-transportcollectif-interprovincial.ca.

Alternatives - Options

A. Au lieu d'un pont - Plus de 60% des camions n'iraient pas vers un nouveau pont. Parmi les alternatives à considérer :
    1. Tunnel
    2. Transport en commun
B. Options de ponts - corridors modifiés
C. Problèmes / Solutions - Coalition Photos-textes

Les faits

• Les 3 corridors traversent 10 communautés. Un pont à l’île Kettle menace la santé et la sécurité du plus grand nombre de gens.

• En 2031 malgré un nouveau pont, plus de 2555 camions par jour seront sur King Edward à Ottawa - même nombre qu'aujourd'hui.

Autres faits

Les contradictions

Les camions sur King Edward déplacés vers la Montée Paiement

La Ville de Gatineau ne veut pas de camion lourds sur la Montée Paiement : elle demande à la ville d'Ottawa que l'avenue King Edward demeure un corridor pour véhicules lourds (décision unanime du 20.01.09). *

La Ville d’Ottawa interdira tous les camions non locaux sur l'avenue King Edward et la rue Rideau lorsqu’un corridor interprovincial sera construit. Cette décision (27.06.07) s’appuie sur une décision prise dans le même sens en 1999 par la Commission des affaires municipales de l’Ontario.

* Écoutez un extrait de la réunion du conseil municipale de Gatineau en cliquant sur la page suivante :

Autres contradictions